26.11.08

I saw sparks

C'était le genre de moment qui rappelait ces films que l'on voyait à la télévision.
Il fallait noter la neige, le monde qui se bousculait, et l'intérieur flottant.
L'étrange sensation de survoler la vie. Passer à travers les murs, les morts, l'amour.

Il n'y a rien de poétique. Rien de transcendant, ou d'artistique. De pathétique, peut-être. On me jette enfin le regard que je m'attribue. C'est douloureux, ça rend vivant. Et si ce n'était que ça, finalement ? Se plonger toujours plus dans l'impasse pour mieux ressentir les émotions du néant. Ressentir, tout simplement.

Il fallait sortir de l'anesthésie. Jouer au patient rétabli. La rechute.

On vit par procuration de ce qui n'a que trop peu existé. Je pleure comme au premier jour, celui du bonheur. En écoutant la même poésie, celle du pardon. Comme si tout était couru d'avance. Ou qu'il fallait l'écouter pour pouvoir se lamenter.

C'est comment, exister ?
Et puis, pourquoi cette importance de subsister ? Je veux simplement traverser le temps sans m'écorcher. Moins vivre, moins respirer. Moins suffoquer.

Si mes folies te sont passées
Si mes coups de gueule t'font plus marrer
Demain
Si tout autour est mieux que moi, mieux
Que tout ce qui t'encombre les bras
Demain
Si tout autour est mieux que moi, mieux
Que tout ce qui t'encombre les bras

Demain, qui prendra ma main
Pour m'emmener au fond de moi
et
Me faire aimer tout ce que j'y vois

Je ne suis plus solide Couverte de cicatrices et de rides
Je me sens tellement vide
Mais j'ai des mots plein le bide

Ouvre ton âme [Julien]
Si tu n'es pas devenu chien
Je sais souffrir tellement bien
Mais toi tu ne dis plus rien


Julien, Rose
THOMAS.